Le point noir, 22h21 à 22h27
Benoit n'est pas à côté du VTT : je regarde aux alentours, je ne le vois nulle part. J'enlève l’antivol du VTT, toujours pas de Benoit. Je commence à m'inquiéter. S'est-il paumé ? Sa blessure l'a t-elle contraint à abandonner ?J'enlève mon sac, sort le téléphone portable de la pochette imperméable, je l'appelle... Hélène répond..Aie, je pense immédiatement qu'il a arrêté. Fausse piste, il n'avait pas emmené son téléphone. Je remballe, ré-enfile mon sac, et scrute aux alentours. Le téléphone sonne : j'enlève à nouveau mon sac, ré-ouvre la pochette, et décroche : c'est Titia qui me demande ce qu'il se passe. Je m'énerve, je comprends plus rien : j'ai l'impression que la course va s’arrêter là. Je fais quoi ? Je termine l'étape tout seul ? Je retourne en ville ? C'est alors que j'aperçois un truc qui m'était totalement passé à côté jusque là : il y a une tente à l'entrée du SAS. Je m'y précipite : c'est un ravitaillement, benoit est là, il ne m'a pas vu passer.
Je lui hurle à travers le stand de se manier, que ça fait un 1/4 d'heure que j’attends, bref, je suis énervé et plutôt de mauvaise foi puisque j'aurai passé 6 mn à chercher, qui m'auront parues une éternité.
Je repars comme une balle, sans l'attendre, après lui avoir filé son VTT.
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